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Matthieu Delannoy, Chef de projet « Antibiorésistance » à la DGAL
Vétérinaire de formation et docteur en sciences agronomiques, Matthieu a rejoint le ministère après avoir travaillé plus de dix ans à l’Université de Lorraine sur le transfert des polluants de l’environnement vers l’animal, la chaîne alimentaire puis l’homme.
Quel est votre parcours ?
Je suis vétérinaire de formation et docteur en sciences agronomiques. Avant de rejoindre le ministère, j’ai travaillé pendant plus de dix ans à l’Université de Lorraine sur le transfert des polluants de l’environnement vers l’animal, la chaîne alimentaire puis l’homme.
Assez naturellement, j’ai souhaité m’investir plus largement en santé publique. Après avoir réussi un concours du ministère, j’ai complété mon parcours par une formation orientée vers les politiques publiques dans ce domaine.
Ce parcours m’a donné une double culture : celle de la recherche, avec ses exigences de méthode et de preuve scientifique, et celle de l’action publique, tournée vers la concertation, la décision et la communication.
Quelle est votre mission au sein du ministère ?
Aujourd’hui, je suis chef de projet sur l’antibiorésistance à la Direction générale de l’alimentation. Mon rôle est de contribuer au pilotage et à l’animation des actions du ministère dans ce domaine, en lien avec les acteurs de la santé et de la production animales, les scientifiques et les institutions. C’est tout l’objet du plan Ecoantibio 3.
Je participe notamment à la construction et à la mise en œuvre de l’appel à projets du plan Ecoantibio, qui permet de soutenir des projets de recherche et d’acquisition de connaissances tout comme des projets d’action et de formation pour faire évoluer les pratiques professionnelles des acteurs de terrain.
Quel est l’enjeu majeur de votre mission ?
L’antibiorésistance est un enjeu sanitaire majeur, au croisement de la santé humaine, animale et de l’environnement : c’est une problématique pleinement « One Health ».
En santé animale, l’objectif n’est pas seulement de réduire l’usage des antibiotiques, mais aussi d’en préserver l’efficacité tout en accompagnant l’évolution des pratiques d’élevage et de la médecine vétérinaire.
Derrière les résultats du plan Ecoantibio, il y a surtout l’engagement concret des éleveurs, des vétérinaires et des filières autour d’une responsabilité collective.
Pourquoi rejoindre le ministère en charge de l’agriculture ?
Rejoindre ce ministère, c’est travailler sur des sujets très concrets qui touchent directement les citoyens : l’alimentation, la santé animale, la sécurité sanitaire ou encore la transition agroécologique.
C’est aussi un ministère où les parcours sont variés et où l’on peut mettre son expertise au service d’enjeux opérationnels.
Ce que j’y trouve, c’est la possibilité de transformer des connaissances scientifiques en action publique pour nourrir des politiques publiques en réponse aux enjeux sanitaires, éthiques et économiques.