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Administration et services
Loïc Agnès, chef du service du pilotage de la performance sanitaire et de l’international (DGAL)
Chef de service à la Direction générale de l'alimentation (DGAL) depuis trois ans, Loïc Agnès exerce un métier stratégique pour lequel management et pilotage se conjuguent autour de grands enjeux sanitaires, alimentaires et internationaux. Un poste transversal dans lequel il retrouve ce qu'il apprécie particulièrement au ministère : une grande diversité de sujets en prise avec le quotidien du monde agricole et des Français avec l'occasion d'enrichir continuellement ses connaissances.
Un double parcours entre agriculture et environnement
Attiré très tôt par les sciences du vivant, Loïc Agnès suit une formation d’ingénieur en agroalimentaire à l’ENITIAA de Nantes (aujourd’hui Oniris Nantes). Alors qu’il se préparait à rejoindre l’enseignement agricole, une opportunité en Mayenne le conduit finalement vers les métiers de la santé publique vétérinaire. Une découverte qui orientera durablement la suite de son parcours. « J’ai appris le métier sur le terrain et ça m’a beaucoup plu ! », résume-t-il.
Quelques années plus tard, il rejoint l’administration centrale de la DGAL, d’abord comme chargé de mission, puis en tant qu’adjoint à un chef de bureau. La réussite de l’examen professionnel d’inspecteur de santé publique vétérinaire (ISPV) l’amène ensuite à poursuivre son parcours au ministère chargé de l’Environnement, où il exercera successivement les fonctions de chef de pôle en direction régionale, de chef de bureau puis de sous-directeur, après un passage en cabinet ministériel.
En 2023, il retrouve le ministère de l’Agriculture et la DGAL comme chef du service du pilotage de la performance sanitaire et de l’international. Il encadre désormais une centaine d’agents, répartis au sein de trois sous-directions.
Son double parcours, entre agriculture et environnement, nourrit aujourd’hui sa vision transversale des politiques publiques, mais aussi cette curiosité qu’il continue de cultiver au sein du ministère.
« J'ai toujours trouvé très stimulant d'apprendre auprès des experts de terrain. Dans les services vétérinaires de la Mayenne, puis tout au long de mon parcours au ministère chargé de l'Environnement qui a démarré en direction régionale en charge de la protection de la biodiversité, j'ai énormément appris grâce à des collègues engagés qui connaissaient parfaitement leur métier. Je n'avais pas forcément de formation à 360° dans tous ces domaines, mais j'ai appris à leurs côtés. »
- chef du service du pilotage de la performance sanitaire et de l'international (DGAL)
Un service transversal et de coordination
Au sein de la DGAL, direction sanitaire chargée de la santé et du bien-être animal, de la santé des végétaux ainsi que de la sécurité sanitaire des aliments et des politiques incitatives associées dont la politique de l’alimentation, Loïc Agnès dirige un service qu’il qualifie de « transversal » et de « coordination ». Il réunit trois sous-directions qui soutiennent l’action des sous directions « régaliennes » (contrôles, inspections, certifications…) de la DGAL et accompagnent la mise en œuvre des transitions agricoles et alimentaires liées à ces politiques publiques.
Le service intervient autour de trois grands axes. L’accompagnement des transitions agricoles et alimentaires, à travers notamment les politiques issues des lois EGAlim, la lutte contre le gaspillage alimentaire ou encore le développement des alternatives aux produits phytopharmaceutiques, qui est devenu un axe central de la Stratégie Écophyto 2030 publiée en 2024. Autre volet : le pilotage des ressources de la direction, notamment le budget et les emplois. Enfin, l’action européenne et internationale de la DGAL, qu’il s’agisse des contrôles à l’importation aux frontières, de la diplomatie sanitaire à l’international ou du suivi des négociations européennes et multilatérales.
« Ce que j'aime dans ce service, c'est cette vision d'ensemble. Même lorsque nous ne pilotons pas directement un dossier, nous sommes amenés à l'accompagner et à le suivre dans la durée (par exemple gestion post crise des indemnisations sanitaires des éleveurs touchés par une épizootie). Cela nous permet d'être au contact de tous les grands enjeux de la DGAL. »
- chef du service du pilotage de la performance sanitaire et de l'international (DGAL)
« Donner une impulsion »
À son niveau de responsabilité, Loïc Agnès reconnaît volontiers qu’il n’a pas vocation à être l’expert de chaque dossier. Son rôle est avant tout stratégique : donner une impulsion et coordonner l’action, en s’appuyant sur l’expertise de ses équipes.
À la tête d’un service, il consacre aujourd’hui une grande partie de son temps au suivi des dossiers stratégiques, au management et au dialogue quotidien avec ses trois sous-directions. Positionné entre la direction générale et les sous-directions, il se définit volontiers comme une « courroie de transmission », chargé de faire circuler l’information dans les deux sens.
Cette position le conduit à travailler sur une grande diversité de sujets, dont il doit néanmoins maîtriser les éléments clés pour accompagner les arbitrages, représenter la direction lorsque cela est nécessaire et dialoguer avec ses nombreux interlocuteurs.
« Il faut être capable de se plonger dans les enjeux des dossiers pilotés par les experts techniques, sans les remplacer. Il faut pouvoir rapporter sur leur état d'avancement, comprendre les enjeux et pouvoir proposer des arbitrages à la direction générale ou au cabinet. »
- chef du service du pilotage de la performance sanitaire et de l'international (DGAL)
Les chefs de service de la DGAL conservent toutefois le pilotage de quelques dossiers structurants. Loïc Agnès suit ainsi notamment le plan PARSADA, destiné à accélérer le développement des alternatives aux produits phytopharmaceutiques en lien étroit avec les filières agricoles.
« Ce qui est le plus satisfaisant au quotidien, c'est de donner une impulsion, de mettre les équipes en mouvement et de voir les projets aboutir. Et puis, à la DGAL, nous travaillons sur des sujets sur lesquels chacun a son avis : l'alimentation, la santé animale ou encore les produits phytopharmaceutiques. Ce sont des enjeux très concrets, et c'est aussi ce qui rend ce métier particulièrement passionnant. »
- chef du service du pilotage de la performance sanitaire et de l'international (DGAL)