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Agriculture, alimentation, territoires et forêt
Nicolas Cherel, sous-directeur des filières agroalimentaires
Des conséquences des crises sanitaires ou économiques aux négociations européennes, les sujets traités par les équipes de la sous-direction des filières agroalimentaires sont aussi variés que stratégiques. À sa tête depuis 2024, Nicolas Cherel pilote une équipe de plus de 40 agents, chargée d'accompagner les filières agricoles françaises et de répondre aux grands défis du secteur.
Un parcours guidé par l’intérêt général
Juriste de formation, Nicolas Cherel choisit très tôt la fonction publique pour la diversité des parcours qu’elle offre et la possibilité de contribuer à l’intérêt général. Après avoir réussi le concours des Instituts régionaux d’administration (IRA) en 2004, il débute sa carrière au ministère chargé de l’équipement avant d’occuper plusieurs fonctions d’encadrement au sein de différents ministères (logement, santé…).
Après un passage au cabinet du ministre de l’Agriculture, il rejoint, en 2021, le corps des administrateurs de l’État par promotion interne (sélection au « tour extérieur ») et suit le Cycle supérieur de perfectionnement des administrateurs de l’État à l’ENA (École Nationale d’Administration, désormais « INSP ») pour accompagner ce changement de corps.
Il choisit alors de poursuivre son parcours au sein du ministère. Un choix qu’il explique par la diversité des politiques publiques portées et leur impact très concret sur les territoires.
« C'est un ministère au cœur de l'actualité, avec des politiques publiques très concrètes. Pour un ministère de taille relativement modeste, nous intervenons sur une grande diversité de sujets et avec une capacité de réaction remarquable. »
- Sous-directeur des filières agroalimentaires à la DGPE
Entre structuration des filières et gestion de crise
Composée d’un peu plus de 40 agents répartis au sein de cinq bureaux spécialisés (viandes et productions animales spécialisées ; lait, produits laitiers et sélection animale ; fruits et légumes et produits horticoles ; vin et autres boissons ; grandes cultures, semences végétales et produits transformés), la sous-direction des filières agroalimentaires constitue l’une des principales portes d’entrée des filières professionnelles au sein du ministère.
Son rôle est multiple : suivre la situation économique des filières, contribuer au chantier des conférences de souveraineté, accompagner leur structuration, piloter certains dispositifs issus de la politique agricole commune (PAC), travailler avec les interprofessions ou encore participer aux négociations européennes.
« Nous avons une vision très transversale de la vie des filières. Nous suivons leur situation économique, nous accompagnons leur structuration et nous contribuons à mettre en œuvre les dispositifs qui soutiennent leur développement ou qui les accompagnent en temps de crise. »
- Sous-directeur des filières agroalimentaires à la DGPE
La sous-direction intervient également lors de crises sanitaires, économiques ou géopolitiques afin d’évaluer leurs conséquences sur les filières et de mettre en œuvre les mesures de soutien adaptées.
Fonds d’urgence pour les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), soutien à la filière céréalière ou encore accompagnement du secteur viticole : les équipes sont régulièrement mobilisées pour évaluer les impacts économiques de crises et élaborer les réponses les plus pertinentes dans un contexte budgétaire contraint.
Des métiers riches et particulièrement formateurs
Pour Nicolas Cherel, l’un des principaux atouts de la sous-direction réside dans la diversité des sujets traités. Les équipes interviennent aussi bien sur des enjeux économiques, juridiques ou que sur des problématiques liées à la gestion de crise. Elles agissent également à différentes échelles, des territoires aux instances européennes, en passant par la mise en œuvre des politiques publiques nationales.
Au sein de la sous-direction, les profils sont donc variés : profils administratifs, juridiques, économiques ou techniques, fonctionnaires et contractuels. Tous partagent néanmoins des qualités communes : curiosité, capacité d’analyse, adaptabilité et goût du travail collectif.
« Ce sont des postes très formateurs. Ils permettent de développer un profil particulièrement transversal : il faut être capable de comprendre des sujets très différents, de construire sa propre analyse et de dialoguer avec des interlocuteurs variés. C'est aussi ce qui rend ces parcours très riches et ouvre de nombreuses perspectives d'évolution, au sein du ministère comme dans d'autres administrations. »
- Sous-directeur des filières agroalimentaires à la DGPE
Un management fondé sur la proximité
Aujourd’hui à la tête d’une équipe de plus de 40 agents au sein de la sous-direction des filières agroalimentaires, Nicolas Cherel considère l’accompagnement des équipes comme l’une des dimensions les plus enrichissantes de son métier.
Partisan d’un management de proximité, il veille à adapter son accompagnement aux besoins de chacun tout en favorisant l’autonomie et le travail collectif.
« J’aime être au sein de l’équipe et accompagner les agents dans leur quotidien. Certains ont besoin de davantage d’autonomie, d’autres d’un accompagnement plus soutenu. Le rôle du manager est de trouver le bon équilibre. »
Pour lui, la plus grande satisfaction reste néanmoins de voir ses collaborateurs progresser.
« Voir des collaborateurs progresser, réussir un concours ou accéder à de nouvelles responsabilités est particulièrement valorisant. C’est aussi le signe qu’un collectif fonctionne bien. »